Le TURPE — ou Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité — est un élément central de la facture d’électricité en France. Fixé par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), il rémunère les gestionnaires des réseaux électriques, à savoir Enedis (pour la distribution) et RTE (pour le transport).
Turpe en 3 points
En clair, le TURPE permet :
- d’entretenir et de moderniser les réseaux électriques ;
- d’assurer la continuité du service public d’électricité ;
- de financer le développement des énergies renouvelables et la transition énergétique.
Il est identique pour tous les fournisseurs d’électricité, qu’il s’agisse d’EDF, d’un fournisseur alternatif ou d’un contrat négocié par un courtier en énergie.
Le TURPE représente environ 30 à 40 % du montant total d’une facture d’électricité. Il est appliqué à tous les consommateurs, qu’ils soient particuliers, professionnels ou collectivités.
Le calcul du TURPE dépend de plusieurs facteurs, la puissance souscrite (kVA), la quantité d’énergie consommée (kWh), le profil d’utilisation (base, heures pleines/heures creuses, etc.) et la tension de raccordement (basse, moyenne ou haute).
Chaque année, la CRE révise le TURPE selon l’évolution des coûts de réseau et des besoins d’investissement. La version actuelle, le TURPE 6, est en vigueur depuis 2021 et s’applique jusqu’en 2025.
Le rôle du courtier en énergie face au TURPE
Le courtier en énergie n’a pas d’influence directe sur le TURPE — puisqu’il est fixé par la CRE et non négociable.
En revanche, son rôle est crucial pour optimiser le reste de la facture, notamment la partie fourniture (le prix du kWh et de l’abonnement).
Un courtier en énergie accompagne les entreprises dans :
- la mise en concurrence des fournisseurs d’électricité et de gaz ;
- l’analyse du profil de consommation et l’adaptation de la puissance souscrite ;
- la négociation de contrats à prix fixes ou indexés selon le marché ;
- le suivi des évolutions réglementaires comme le TURPE ou la fiscalité énergétique.
En d’autres termes, il aide à transformer une contrainte réglementaire en levier d’optimisation.
Exemple concret
Prenons une PME de 30 salariés, équipée d’un atelier et de bureaux.
Le courtier réalise un audit et identifie que la puissance souscrite (36 kVA) est surévaluée. En ajustant ce paramètre et en renégociant le contrat de fourniture, l’entreprise économise :
- 15 % sur le coût de l’énergie ;
- 5 % sur la composante TURPE puissance.
Résultat : une baisse globale de la facture d’électricité de près de 20 %.
